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Courant d'Ombres

La revue Courant d'Ombres, fondée en 1995, est, depuis 2002, en sommeil... Néanmoins, vous trouverez ici le sommaire des numéros parus, ainsi que des extraits d'articles et, parfois, le texte intégral de certains d'entre-eux, notamment ceux issus de numéros épuisés.

(Il est possible de commander un exemplaire par e-mail.)

 

 


N°1 Purgatoire et Postérité

 

n1Pour une époque qui a élevé la vitesse, la fugacité au rang de valeur absolue, la notion, le terme même de postérité peut paraître d'un autre âge, préoccupation obsolète dont il convient de sourire, comme d'ailleurs de l'aspect élitiste qu'elle implique ; il n'en demeure pas moins que subsiste le mystère : pourquoi certains auteurs ont-ils à connaître le séjour du purgatoire ? L'ambition de Courant d'Ombres était, dans ce numéro inaugural, d'apporter quelques éléments de réponse à cette interrogation, de tenter de démonter le mécanisme hiérarchique qui régit le devenir d'une œuvre. Totalement libres de leur contribution, les auteurs sollicités n'ont, d'une manière générale, pas souhaité orienter leur réflexion dans ce sens, ce qui, en soi, constitue une manière de réponse. Les uns ont tenu à dire combien, pour eux, cette perspective de survie littéraire était peu importante en regard de la survie immédiate que l'écriture est censée apporter, cependant que certains reconnaissent que l'acte d'écrire est par essence une manière de s'inscrire dans la durée. D'autres se sont attachés à retracer la destinée de certains artistes, du sculpteur François Rude au poète Maurice Blanchard, en passant par Fernando Pessoa, Pierre-Albert Jourdan ou encore Jean Glineur. Enfin, pour conclure ce dossier sans le refermer, deux auteurs nous rappellent que tout est poussière et que nous œuvrons dans une langue vouée, à plus ou moins court terme, à la dissolution.

 

Dossier

  • Claude Louis-Combet : Grande instance
  • René Pons : Inferno
  • Patrick Krémer : La volonté d'être incompris
  • Jude Stéfan : Comme mort à soi-même
  • Yves-Jacques Bouin : Le prix du repli
  • Lionel Bourg : Débuter après la mort
  • Robert Bréchon : Pessoa, le rescapé de l'oubli
  • André Doms : Quelques réflexions postérieures
  • Alain & Odette Virmaux : De l'inachèvement et des vestiges
  • Yves Peyré : La statue du Général Bertrand par Rude
  • Pierre Bettencourt : Le seul mal
  • Robert Vigneau : Voix

Hors dossier

  • Denise Desautels : "Ma joie", crie-t-elle
  • Henry Bauchau : Ami
  • Monique Apple : L'Homme des Mahas
  • Roland Hélié : Poème des livres
  • Marcel Moreau : La vie de Jéju
  • Werner Lambersy : L'antiphonaire d'Orphée
  • Entretien avec Gérard Fabre, directeur des éditions Cadex
  • Notes de lecture

Quelques exemplaires encore disponibles à la commande.

 

 


 

 

N°2 Francis Giauque

 

n2pt.jpgJe voudrais que ma mort creuse une petite ravine tout au fond de ton âme, une petite ravine où j'aurais encore ma place après des années de silence.

Le 13 mai 1965, Francis Giauque, après de longues années de souffrance, d'incapacité à vivre sous la chape d'angoisse qui l'avait un jour recouvert, choisissait de sortir par la porte royale de la Mort : il avait trente et un ans. Depuis ce jour, le poète suisse, trop hâtivement rabaissé au rang de modeste épigone d'Antonin Artaud, n'a cessé, en dépit des efforts méritoires de quelques-uns, de hanter le purgatoire des lettres. Trente ans ont passé, et la voix, le cri de Giauque n'a rien perdu de sa virulence : il est toujours là, pour peu que l'on veuille l'entendre. En France, pourtant, l'œuvre, mince mais dense et singulière, de l'auteur du Journal d'enfer est depuis quelques années introuvable, sinon dans les bacs de quelques rares bouquinistes. À l'heure où tant de pages insipides sont imprimées, livrées au public, il paraît impensable que ceci se fasse au détriment d'une parole aussi forte que celle, entre cent autres, de Francis Giauque. Courant d'Ombres, après d'autres (Mai hors saison en 1974, Jungle en 1985, et la belle édition du Journal d'enfer par Jean Pierre Begot en 1978), se devait de réparer, avec ses moyens, cette injustice. L'ambition était double : rappeler, par le témoignage de ceux qui furent ses proches et l'accompagnèrent dans son calvaire sans toutefois pouvoir l'en sortir, l'homme qui parcourut le Labyrinthe du désespoir ; montrer, études à l'appui, combien, pour admirative qu'elle soit de celle d'Artaud, son oeuvre s'en écarte par bien des côtés, et, par un large choix de textes, rendre au public français la chance d'entendre à nouveau ce cri que rien ne peut, ne doit étouffer. Une lettre inédite ponctuera ce dossier qui ouvre sur des perspectives d'avenir avec le projet d'une prochaine édition des Œuvres complètes que Courant d'Ombres appelle de ses vœux.

 

Dossier

  • Hughes Richard : Francis Giauque, mon ami
  • Pascal Ruga : Le dialogue rompu
  • Denis Bubloz : Giauque vers la fin des années 50
  • Georges Haldas : Une énigme meurtrière
  • Patrick Krémer : Giauque, le visage du démon
  • Gabriel Boillat : Écriture et normalité
  • Alain & Odette Virmaux : L'inéluctable référence à Artaud
  • René Pons : Une malédiction annoncée
  • Jean-Pierre Begot : L'arme absolue
  • Christian Estèbe : Giauque, soufre noir
  • Hommage à Marie Balvet
  • Entretien avec Maurice Born, directeur des éditions Canevas
  • Francis Giauque : Lettre inédite à Hughes Richard
  • Itinéraire bio-bibliographique
  • Bibliographie

Hors dossier

  • Christian Emery : L'homme immobile
  • Diego Petersen : Ce qu'on a laissé derrière soi
  • Notes de lecture

  N°3 Franz Hellens

 

 n3pt « Nonante ans, nonante titres ». C'est par cette formule que l'on pourrait quasiment résumer la vie et le parcours littéraire de Franz Hellens. Une longévité exceptionnelle ; une production qui ne l'est pas moins, et pourtant, au bout du compte, l'oubli presque complet. Évidemment, une telle carrière ne peut se résumer en quelques pages, si denses soient-elles. Il a donc fallu opérer des choix, chercher à évoquer les différentes facettes d'un homme qui, sans jamais freiner sa production d'ouvrages qui embrassent presque tous les “genres” littéraires, n'a cessé de porter attention aux autres, aux jeunes auteurs surtout, attention qu'il a mise en pratique en dirigeant plusieurs revues littéraires, dont le légendaire Disque Vert. Nous n'avons donc pas prétendu à l'exhaustivité : s'agissant d'une oeuvre de cette ampleur, plusieurs volumes n'y suffiraient. Nous avons simplement voulu mettre en lumière quelques points particulièrement révélateurs de la manière d'Hellens : un fantastique qui n'oublie pas le mysticisme ; un sentiment manifeste de commettre une faute en s'adonnant à l'écriture ; un style qui avoisine le futurisme, etc. Quant au revuiste, il s'agissait de rappeler combien sa vision fut européenne, totalement réfractaire aux frontières linguistiques et administratives. On pourra être surpris de lire autant de lettres de Jean Paulhan : cette abondance témoigne de la très haute estime dans laquelle le directeur de la N.R.F. tenait celui du Disque vert. Cela seul devrait suffire à désenclaver Franz Hellens du purgatoire dans lequel la postérité l'a enfermé.

 

Dossier

  • Albert Ayguesparse : Approche d'une œuvre
  • Paul Gorceix : Mystique et écriture du fantastique
  • Patrick Krémer : L'irréparable faute de l'écriture
  • Estrella de la Torre : Accueil de l'œuvre en Espagne
  • Jean-Luc Wauthier : L'itinéraire ambigu d'Elseneur
  • Eric Lysøe : Mélusine et le futurisme
  • Jeannine Baude : Rêver une revue
  • Béatrice Mousli : Pour une revue européenne
  • Franz Hellens - Jean Paulhan : Lettres croisées présentées par Bernard Baillaud
  • Nonante ans, nonante titres : itinéraire biio-bibliographique

Hors dossier

  • Michel Lamart : Le papier peint
  • Pierre Perrin : Tombeau
  • Jeanine Salesse : Le pain de pierre
  • Luce Guilbaud : Partage du couchant
  • Yves-Jacques Bouin : Place
  • Max Alhau : Franchir le seuil
  • Lionel Bourg : Matière du temps
  • Peter Wortsman : Le jeu de la mort
  • Roland Counard : Lettre de Wallonie
  • Peter Wortsman : Lettre de New York
  • Notes de lecture

 

N°4 André Rolland de Renéville

 

n4ptAndré Rolland de Renéville (1903-1962) fut, aux côtés de ses amis René Daumal, Roger Gilbert-Lecomte et Josef Sima, l'un des principaux acteurs du Grand Jeu, cette « union d'hommes liés à la même recherche » qui provoqua l'envie et la colère d'André Breton. Pourtant, contrairement à ses amis, Rolland de Renéville n'a droit, tout au plus — et encore ! — qu'à quelques lignes sous la plume des meilleurs exégètes du groupe. C'est que, poète et magistrat, il fut et demeure une figure ambiguë : les uns, certains de ses compagnons de route, ne veulent voir en lui qu'un “contre-révolutionnaire” aux idées bourgeoises ; les autres, ses collègues de la magistrature, se méfient du poète révolutionnaire ! À la croisée de toutes les tensions qui finirent par déchirer le groupe, on n'hésite guère à le tenir pour responsable de la mort du Grand Jeu. Et comme tel, on le passe sous silence.

 

Dossier

  • Patrick Krémer : Un assourdissant silence
  • Alain & Odette Virmaux : Essai d'analyse d'une image contestée
  • Jeannine Baude : Renéville et les Cahiers du Sud
  • Paul Robert : Rimbaud le Voyant et l'herméneutique transcendantale du Grand Jeu
  • Bernard Mazo : L'expérience poétique
  • Frédéric Guillien : Renéville, Vailland et le désir de peinture
  • Denis Moscovici : Le Grand Jeu est-il encore possible ?
  • André Rolland de Renéville : La pensée primitive et la légende de Gilgamesh
  • Bibliographie

Hors dossier

  • Pierre Silvain : Ce sont des villes
  • Yves-Jacques Bouin : Un Bouin c'est tout !
  • Yvan Michel : Présence absence
  • Charles Mouchet, Francis Giauque, Jacques Prevel, José Herrera Petere, Juan Ramon Jimenez, Anonyme, Jean de Sponde
  • Krisztina Tóth : Le fil de la conversation
  • Entretien avec Jacques Brémond
  • Peter Wortsman : Lettre de New York
  • Denise Desautels : Lettre de Montréal
  • Notes de lecture

Quelques exemplaires disponibles à la commande

 


 

 

N°5 Soleils noirs

 

n5ptÉvacué le mythe de la création ex nihilo, force est de constater que la puissance d'attraction de certains astres poétiques est telle qu'elle peut empêcher toute vie en dehors de son cercle.

Toutefois, dans quelle mesure cette proximité fascinante n'a-t-elle pas, contrairement à ce que tend à suggérer le titre de ce dossier, permis à certains astres de naître ? Qui sait si Prevel aurait accédé à une modeste postérité dans la dévoration d'Antonin Artaud ? Et Lely sans l'ombre protectrice du divin marquis ?

Soleils noirs des grands dévorés d'Absolu ; soleil noir de la poésie, du verbe qui dévore celui qui se laisse un jour prendre dans ses rets, qui parfois maudit cette dévoration, se sentant rejeté de la vie, mais qui, hors de cette lumière, serait sans doute bien incapable de vivre.

Ce dossier ne prétend pas à l'exhaustivité : d'autres auteurs auraient pu y trouver tout naturellement leur place, mais ceux qui ont été choisis en fonction des diverses sensibilités du comité figurent probablement parmi les plus représentatifs de cette dévoration. Un grand absent : Francis Giauque à qui nous avions consacré notre deuxième numéro et dont, bien entendu, nous ne pouvions reparler ici.

 

Dossier

  • Patrick Krémer : La fureur d'aimer d'Hadewijch d'Anvers
  • Claude Louis-Combet : L'innocence de la nuit
  • Jean-Pierre Begot : Germain Nouveau, mendiant
  • Ramona Fotiade : Léon Chestov et Nicolas Berdiaev
  • Jean-Louis Gabin : Gilbert Lély
  • Jean-Philippe Guichon : La volonté désespérée de l'hyperbole
  • Alain Virmaux : Le destin précaire de "Discontinuité"
  • Patrick Krémer : Le grand jeu de Pierre Minet
  • Michel Butor : Trajet du Héraut
  • Bernard Mazo : Armand Robin ou le poète aux quarante vies
  • René Pons : À propos de la rencontre Artaud/Prevel
  • Jean Malrieu : Un poète assassiné
  • Jeannine Baude : Gérald Neveu
  • Georges Gloaguen : Une fulgurance dans la queue de la comète surréaliste
  • Christian Le Mellec : Christian G. Guez Ricord ou le supplice de l'ange
  • Jean-Pierre Begot : André Laude ou la Révolte au quotidien
  • Jacques Besse : Textes
  • Bibliographie sélective

Hors dossier

  • Maria Grazia d'Alessandro : Poèmes
  • Philippe Leuckx : Heure de fronde lente
  • Philippe Castells : Te Deum pour Josh
  • Sabine Jourdain : Brouillard
  • Jean-Michel Klopp : Poèmes
  • Roland Fuentes : L'homme orchestre
  • Nicolas Fontaine : Ferveur de la mère
  • Matthieu Baumier : Le nœud coulant de la rivière
  • Max Alhau : Poèmes
  • Peter Wortsman : Lettre de New York
  • Notes & Chroniques

 


N°6 La bibliothèque de Michaux

n6ptLe 24 mai 1899 naissait à Namur Henri Michaux.

Courant d'Ombres, dont les animateurs sont aussi de grands passionnés de Michaux, se devait, en cette année du centenaire, de lui rendre hommage à sa manière.
Ce dossier est donc placé sous le signe de Michaux, mais il s'attache à rappeler quelques-unes des figures qui ont été les premières et sans doute plus importantes lectures de cet immense poète. Parmi elles, certaines sont aujourd'hui totalement oubliées ; d'autres moins. Nous ne prétendons pas à l'exhaustivité : d'autres auteurs auraient pu trouver place dans cette bibliothèque. Notre choix s'explique par le fait que les auteurs retenus sont ceux qui, selon nous, ont le plus profondément marqué le jeune Michaux.
Nous attachant au Michaux lecteur, il nous a aussi paru important de rappeler ceux qui furent ses premiers lecteurs : Franz Hellens, le découvreur, Jules Supervielle qui l'introduit en France, et André Rolland de Renéville, le premier critique à avoir parfaitement pénétré l'œuvre de Michaux.

En complément à ce dossier, nous sommes particulièrement heureux de présenter un ensemble de lettres inédites de Michaux à Jean Ballard, directeur des prestigieux Cahiers du Sud. Nos plus chaleureux remerciements à Mme Micheline Phankim qui nous a autorisé la reproduction de ces lettres.

 

Dossier

  • Patrick Krémer : Une bibliothèque d'irréguliers
  • Robert Bréchon : Les guides de voyage intérieur du jeune Henry Michaux
  • Patrick Kéchichian : Ernest Hello et son lecteur
  • Liliane Wouters : Guido Gezelle
  • Guido Gezelle : Poèmes
  • Vera Dickman : Piste de lecture
  • Milarepa : La Méditation
  • Anne-Élisabeth Halpern : Ribot, Haeckel, références et irrévérences de Henri Michaux
  • Thédule Ribot : Les maladies de la personnalité (extrait)
  • Bernard Baillaud : Origines de la fable, fable de la mémoire...
  • Franz Hellens : Journal de Frédéric
  • Bernard Mazo : Supervielle/Michaux, les affinités électives
  • Jean-Philippe Guichon : Car Michaux est un homme qui se parle seul
  • André Rolland de Renéville : Le domaine d'Henri Michaux
  • Henri Michaux : Lettres inédites présentées par Claire Gruson
  • Frédéric Saenen : D'une belgitude
  • Actualité du centenaire

Hors dossier

  • Christine Lecomte : Dédicace
  • Philippe Blanchon : Insomnie
  • Marco Carbocci : Mouches d'automne
  • Bruno Tomera : Poèmes
  • Constantin Pricop : Poèmes
  • Peter Wortsman : Lettre de New York
  • Xavier Hennekinne : Lettre de Sydney
  • Mioara Todosin : Lettre de Roumanie
  • Notes & Chroniques

Hors série
 
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